Dynamique du désordre

Braver l’interdit et caresser l’étrange. Décider la sortie et se faire détester. Cracher, casser, arracher, crier. Radical décalé au nom du pas banal. Bienvenue dans l’horreur de ma déraison. Respirez ma blessure. Contemplez ma cassure.

Chaque jour

Chaque jour j’attends mon tour. La file s’allonge et les phares tachent la nuit qui s’efface. Ma jeunesse décharnée je m’acharne. Rester sage. Laisser une trace sans casser l’ordre.

Ressentir, exprimer

J’apprends à ne pas me précipiter pour remplir le vide avec l’urgence de l’obsession. Peut-être même que ces mots sont de trop. Qu’ils nuisent à la juste perception du manque, jugé invivable. En réalité tout bonnement effrayant, insoutenable. Pourtant cette émotion m’est si familière. Je la guette. J’en fais le marqueur de mon humaine singularité. En écrivant ici, je ne retiens ni n’impose son expression. J’ai besoin d’un temps d’adaptation. Petit à petit, laisser s’affirmer les enjeux.