Liés #19

Trois années après leur rencontre Héloïse et Étienne décidèrent de se marier discrètement. Ne furent conviés que les aînés, les fratries et les témoins. Certain que 20 ans après la mort de son père les retrouvailles de sa grand-mère paternelle avec sa mère ressembleraient à la réunion forcée des deux seuls survivants d’un crash aérien qui auraient dévoré les autres pour s’en sortir, Étienne avait organisé l’événement avec une rigueur martiale, s’interdisant ainsi toute émotion, cela malgré la tentative de suicide quasi concomitante de sa maman. Cette digue émotionnelle céda la semaine suivante sous la houle du tempétueux désir d’Héloïse.

Liés #18

Étienne avait immédiatement  perçu ce mimétisme viril. Ce caractère  anguleux à la limite de l’agressivité l’avait fortement marqué, lui qui cultivait au contraire une sensibilité plutôt féminine. Pas de quoi faire obstacle à la naissance d’une union durable car, au fond, la complémentarité attendue par les codes s’affichait belle et bien, mais inversée !

Héloïse au travail, concentré souvent trop longtemps sur un mémoire qui patinait quelque peu, Étienne rappelait les confidences de son amazone et les revivait intérieurement.  Sa queue se dressait. Il s’imaginait à la place de ces hommes dont l’évocation semblait transporter Héloïse : directifs, dominants, prêts à tout pour arriver à leur fin. L’étudiant l’imaginait abandonnée et ruisselante, impatiente de recevoir le foutre épais partout où les ombres pourraient l’en couvrir. Il se rêvait  l’homme qu’il n’était pas, lui dont l’unique posture amoureuse consistait à se préoccuper du bien-être psychique et physique de son élue.

Liés #17

Si à 20 ans, Étienne n’avait guère d’expérience des femmes, il en avait déjà  beaucoup de lui-même. 30 ans après, il se souvient encore de la voix enregistrée qui lui avait commandé de se masturber en décrivant avec force détails et la cadence et la pression que son poing fermé devait imprimer à sa queue à peine sortie de l’enfance. Restent gravées dans sa mémoire la sensation foudroyante  de sa première éjaculation, l’hébétude enchantée et la quasi immédiate envie de recommencer…

Liés #16

Dès leurs premières discussions, vingt ans auparavant, Étienne avait ressenti une émotion complexe lorsqu’Héloïse avait évoqué ses nombreuses aventures sexuelles. La quantité d’hommes autant que la variété des situations suggéraient à Étienne un univers fantasmé que le presqu’encore adolescent n’avait même pas touché du doigt. Il n’avait en effet embrassé qu’une petite dizaine de filles n’avait glissé ses doigts dans la culotte que de cinq d’entre elles et n’en avait pénétrées que trois.

Lors de leurs longs repas qu’il cuisinait pour elle, le récit des expériences d’Héloïse allumait de regard du jeune homme qui éprouvait autant d’envie devant le vécu partagé que de désir pour la femme qui se confiait à lui. De toute évidence, ces yeux fascinés plongeaient Héloïse dans un trouble nouveau, structuré à la fois par la valorisation de sa trajectoire et le désir qui naissait de ces moments gourmands. Véritables préliminaires, les repas faisaient partie intégrante des jeux amoureux du couple. Étienne s’enorgueillait de redonner le goût des produits sains à Héloïse dont la culture culinaire s’était limitée aux carbonaras pour les jours de fête. La répétition à l’envie de ces agapes privées suivies de caresses non moins intimes avait forgé un système de communication où tout transitait par la bouche : la nourriture, les mots et les sexes. Cette oralité les avaient soudés… Dans un premier temps.

Liés #15

Étienne se lève et s’approche lentement pour ne pas troubler le plaisir en cours. Il regarde le spectacle de plus près et constate qu’Héloïse exécute exactement les gestes qu’il a imaginés à l’instant, au son des râles de l’inconnu qui s’agrippe à la chevelure noire. Concentrée, consciencieuse, elle prend juste le temps de croiser le regard d’Étienne qui glisse au mâle en transe, juste assez fort pour qu’Héloïse entende : Alors que dis-tu de cette petite salope ? 

A ces mots, la chienne déchaînée se met à pomper de plus belle, comme si elle voulait provoquer l’assèchement complet des couilles du mec qui saisit vigoureusement les barreaux des deux mains et hurle son plaisir alors qu’il décharge son foutre généreux dans la bouche ouverte de la gourmande aspergée… Quelques secondes qu’on voudrait éterniser, les spasmes de la verge qui gicle sur les joues, les cheveux… Et la langue d’Héloïse, tout sourire, qui passe et repasse pour s’emparer de la moindre goutte de sperme encore chaud.

Liés #14

Dans l’ombre portée de l’inconnu, la bouche d’Héloïse fait des miracles. Bien sûr, les râles de plaisir du mâle englouti en témoignent, mais Étienne sait surtout de quoi sa femme est capable, alternant les caresses telle un artiste ménage ses effets pour mieux capter son public. Et sans les mains s’il-vous-plaît !

Laisser glisser l’apex à la lisière des couilles gonflées, remonter lentement en zigzaguant jusqu’aux plis du prépuce qui laisse libre le gland joufflu et lisse… Soudain accélérer le rythme en appliquant une rafale de coups de langue précis sur la couronne…

Malheureusement ou heureusement Étienne ne voit pas tout. Mais il imagine les soins que prodigue Héloïse en étudiant le souffle de l’inconnu et les sons qu’il produit. Par exemple, ce râle si caractéristique qui vient de troubler le silence. Ce ne peut être que l’expression du plaisir ressenti au moment où, après avoir excité intensément la base du gland, sa femme l’aspire et referme ses lèvres sur le sillon qui sépare la muqueuse devenue écarlate et la peau du pénis.

Cette salope enveloppe ainsi les milliers de fibres nerveuses dans un bain de salive chaude contrastant avec l’agitation précédente. Elle se met à pomper puissamment et l’homme est parcouru d’un long frisson qui bouscule tout ce qu’il a connu auparavant.

Liés #13

La queue dressée, le regard chargé de désir brut, l’inconnu observe maintenant un animal sauvage réduit à subir sa volonté virile. Un pas en avant, une légère génuflexion et la verge passe entre les barreaux pour atteindre la joue d’Héloïse qui s’y frotte comme une chatte en chaleur. Puis, tournant la tête et ouvrant la bouche, elle fait glisser une langue précise de la base du sexe au gland turgescent. Lentement, le regard planté dans celui de l’inconnu qui râle son plaisir. Alors, transcendée par ce message, elle saisit le bout gonflé du sexe entre ses lèvres, le noie dans la salive et le couvre de petits coups de langue rapides. Cette grosse bite la rend folle de désir. C’est pourquoi elle s’applique pour pomper comme jamais.

Liés #12

Sur sa chaise Étienne observe le duo dans un calme feint et détecte l’intention qui guide chaque geste. Sans précipitation, il se lève, entre dans la cage, libère Héloïse des entraves et lui chuchote de se mettre à quatre pattes. Les menottes et chevillères  bouclées à nouveau, il fixe les chaînes à la cage et sort sans un bruit.

Liés #11

Le sourire de l’inconnu se fige en une expression rapace, lèvres pincées et mâchoire serrée. D’une main il parcourt le corps offert, plongeant et ressortant son avant-bras des cases que dessinent les croisements métalliques – il pétrit maintenant les fesses d’Héloïse sans les voir – de l’autre, il déboucle sa ceinture et déboutonne sa braguette. Elle est plaquée contre la cage. Elle peut sentir le jean de l’inconnu contre son ventre tandis que celui-ci déforme la culotte en pelotant son cul. En une fraction de seconde elle réalise que ce n’est plus le coton sec mais un membre chaud, dur et tendre à la fois qu’elle sent entre son diaphragme et l’élastique de sa culotte. La broussaille d’un pubis masculin, aussi. Une violente envie de sucer monte en elle.

Liés #10

A un mètre à peine de la cage, il s’arrête et fixe le tableau. Elle le regarde inquiète tout autant qu’impatiente. Un pas de plus et d’un geste carnassier il s’empare du sein droit. La paume en corbeille, l’inconnu écarte les doigts pour couvrir toute la demi-sphère insolente. Il ferme un peu la main. L’homme réduit progressivement l’écartement des premières phalanges avec l’intention de fermer la pince du majeur et de l’index autour de l’aréole fragile. Le téton semble d’abord bander puis il s’aplatit presque dans l’étau de chair. Sous la douleur la salope pousse un cri qui se prolonge en gémissement.