Liés #40

Avec Dieu, l’alcool et les cigarettes, le sexe peut devenir une drogue à accoutumance. Dans ce cas le manque et la frustration annulent les effets vertueux du partage et dressent entre les amants des murs que seuls volonté, courage et persévérance peuvent dépasser. Bloqués dans leur prison respective, faite de vieux mécanismes défensifs, Héloïse et Etienne luttent alors intérieurement pour retrouver un contact verbal et non-verbal agréable. Alors ressurgit l’idée d’une complicité éprouvée au-delà de la sphère sexuelle et d’une bienveillance l’un pour l’autre. Cette complicité et cette volonté de communiquer met parfois à nu les recoins les plus sombres de leur psychés.

Liés #39

Un dimanche d’été indien. La piscine. Le téléphone. Trois hommes virtuels. Héloïse et Etienne. Elle se souvient de lui, lui tirant les cheveux en la prenant par derrière. Elle se souvient de sa queue trempée par une mouille abondante. Il se souvient de la folie douce de sa chatte parfaitement lubrifiée par l’excitation, de ses cascades orgasmiques sous l’effet des jouets, de sa langue, de ses doigts, de son sexe…

Liés #38

Étienne apprend à regarder ses émotions comme des leçons apprises par coeur à l’âge où d’autres décidaient pour lui. Les creux et les bosses dans l’estomac, les déglutitions involontaires, les fébrilités brutales, les rougeurs cutanées soudaines, les crises d’eczéma, les oedèmes hideux, les crispations de son faciès, les rigidités de la nuque, les éternuements ininterrompus, autant de symptômes d’une sensibilité accrue par la détresse d’une enfance dramatique qu’Étienne veut aujourd’hui aimer autant que limiter. Si voir Héloïse faire l’amour avec d’autres hommes peut donner l’alerte au système émotionnel structuré il y a longtemps, dépasser cet état permet à Étienne d’apprendre qu’il ne se passe rien de réellement inquiétant au-delà de l’alerte, qu’aucun bombardement ne suit le hurlement des sirènes… Seule l’explosion de l’orgasme atomique de cette salope malmenée par les puissants coups de queue des amants turgescents fait trembler les murs d’une histoire conjugale pleine de promesses.

Liés #37

Ainsi, en quelques semaines estivales, les époux enrichissent de nouvelles émotions, de nouveaux mots et de nouvelles pratiques leur lexique amoureux. Vivre des parenthèses sexuelles avec un troisième résonne dans leur histoire commune tel un cri d’amour et dans leur trajectoire respective comme une pulsion de vie.

Liés #36

Stéphane parti, Héloïse retrouve ses dessous trempés. Le couple se réjouit d’avoir vécu cette première dans le respect du contrat et même si elle aurait souhaité se montrer plus salope encore, Héloïse reconnaît que l’attente qui a précédé la rencontre est à l’origine de l’abondante humidité qui mouille son string. Rendu fou de désir, Étienne soulève Héloïse, la porte jusqu’à la salle de bain, la pose assise face à lui sur le bord du meuble vasque et défonce sa chienne avec une gourmandise toute neuve. Les corps des amants s’emboîtent et se parlent, les peaux avouent leur attirance, les mains retrouvent les courbes connues et les nez les parfums familiers. Le sexe tendu coulisse jusqu’à remplir Héloïse de son foutre chaud. Une fois, deux fois…

Liés #35

Alors qu’à genoux derrière elle, Stéphane se branle d’une main et caresse de l’autre le cul et les grandes lèvres d’Héloïse, posté dans un angle de la chambre, Étienne fixe la cambrure sublime de sa salope. Il n’éprouve aucun sentiment négatif. Il l’observe onduler la croupe et voit bien que, respectueuse du cadre, elle se retient de s’empaler sur la queue de Stéphane. Étienne se lève et s’approche de la tête du lit. Il dépose délicatement sur la table de nuit les boucles d’oreille qu’Héloïse vient de retirer. Leurs regards s’accrochent un instant puis n’y tenant plus, elle enfonce le majeur de la main droite entre ses petites lèvres, juste sous les yeux de l’amant d’un soir dont la queue se tend terriblement. Ils se branlent de concert avec force jusqu’à ce que Stéphane asperge le cul d’Héloïse. Le sperme gicle comme une délicieuse délivrance mais plane pourtant un soupçon de frustration.

Pas pour longtemps.

Liés #34

A force de mots et d’images, le passage à l’acte est maintenant incontournable, il ne consiste plus en un simple fantasme dont l’évocation excite ou provoque la peur, il devient un objectif partagé par les époux qui ignorent que la réalisation, non seulement ne tardera pas, mais dépassera en plus leurs espoirs.

Liés #33

L’image de sa langue qui passe et repasse sur ce gland avec l’ardeur d’une première fois génère chez lui une émotion composée de la joie d’assister à la renaissance de l’appétit sexuel, la fierté d’en être co-responsable et la peur d’être abandonné. Il sait pourtant que cette dernière vit en lui depuis toujours. Il a identifié que cette angoisse l’encombrait et que s’il s’en délivrait, ne restaient que joie et fierté. Alors il appuie sur l’accélérateur des fantasmes, et Héloïse s’y retrouve. Ils envoient des clichés d’elle à des hommes qui en retour expriment le désir de la posséder. Ce jeu l’excite, elle s’abandonne aux caresses de son homme avec une intention sexuelle très lisible et Étienne en profite. Mieux, il jubile !

Liés #32

Allongés l’un à côté de l’autre les époux font défiler les profils. Leurs regards convergent vers la lumière de l’écran. Page après page les flashs se multiplient. À la lecture de cette présentation Étienne entrevoit Héloïse vêtue de fluides étoffes, assise dans un bar de nuit, les cils rendus longs par l’artifice – aveu, sourire à un quasi inconnu dont l’élégance constitue aussi une jolie confession. A chaque fois que l’écran jette sous leurs yeux une verge dressée, Étienne interprète le flux de pensées de sa femme. L’appétit qui surgit sans crier gare et les lèvres qui s’ouvrent pour saisir le sexe tendu. Il comprend que leur longue union a créé des fusions complexes. Désire-t-il ce qu’elle désire ?

Liés #31

Effrayé tout autant qu’excité par la métamorphose de sa femme, le mari avait d’abord fixé un cadre pour passer à l’acte. Il voulait savoir si le spectacle d’un homme touchant Héloïse provoquerait l’apparition d’une émotion négative. A cette fin il s’était imaginé simple spectateur pour ne pas qu’interfère l’appréciation de ses propres performances.